Christine and the Queens – Here feat. Booba

L’un est un rappeur avec plus de 20 ans de carrière, huit albums solo, 1 en duo et 4 mixtapes. L’autre est une jeune chanteuse électro-pop, auteur-compositrice-interprète et pianiste.

S’il y a bien une collaboration improbable dans la musique française cette année, c’est bien celle-là.

Alors oui on ne doute pas de l’ouverture musicale de Booba. Depuis des années il a montré que le rap n’était pas sa seule source d’inspiration et puis d’ailleurs son artiste préféré reste Bob marley. Ceux qui suivent sa carrière savent que le rappeur originaire de Boulogne-Billancourt adore tout ce qui touche aux reggaes ou à la reggaeton.

On le voit avec ses featuring:

  • Wayne Wonder dans Alter égo,
  • Demarco dans Bad Boy Street,
  • Farruko dans G-Love
  • ou encore plus récemment Mavado dans Ratpis.

Côté variété française, les plus pointilleux remarqueront ses clins d’oeil à la musique de Renaud. De la mélodie de mistral gagnant reprit dans pitbull à l’outro dans dans la mixtape Autopsie Vol.2. Plus récemment on l’entend chanter dans le titre 92i Veyron, extrait de son dernier album Nero Nemesis. Si le rappeur français et le rap en général peine à s’imposer au grand public pour les mêmes raisons depuis des années, espérons que ce genre de featuring prouvera au plus cynique que le rap au-delà des sujets qu’il aborde reste un genre musical qui devrait avoir une place plus importante en France.

T'es un téton machouillé qu'personne ne lèche

Booba

Concernant Christine & The Queen qui a 12 ans de moins que Booba, elle connaît le succès en 2014 dès son premier album Chaleur humaine. Elle récupère deux récompenses aux victoires de la musique 2015. Celle du clip de l’année pour son titre Saint-Claude et celle de l’artiste interprète féminine. Originaire de Nantes cette jeune fan de Michael Jackson au look androgyne a un style de musical se rapprochant de l’électro-pop et a un jeu de scène qui surprend et ne laisse pas indifférent.

Le clip réalisé par Arthur King montre un plan-séquence de 4 minutes 30 où les deux artistes sont assis sur une Mercedes. Véritable ovni francophone, la voix suave de Christine and the Queens mélange l’anglais et le français lors du premier couplet. Le deuxième couplet arrive et la voix rauque du rappeur français reprend le flambeau avec des lyrics toujours aussi noirs et sombres. Si le clip est visuellement réussi, le mélange de ces deux grands artistes ne plaira pas à tout le monde. La France est-elle prête ne serait-ce qu’objectivement à prendre le temps d’analyser, de réécouter cette collaboration sans tomber dans les clichés du monde respectif de chacun des artistes? À voir…

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